Trois collégiens de la Combe de Savoie jouent à la finale du trophée de l’impro à Paris – Essor Savoyard du 18-05-16

2010773939_B978694726Z.1_20160518170931_000_G8O6PJ6JK.2-0Emelyne, Hugo et Samuel, trois élèves de 3e au collège de la Combe de Savoie vont participer avec trois élèves de Chambéry à la finale à Paris du trophée culture et diversité d’improvisation le 23 mai. Leur secret : s’en tenir au plaisir de jouer et de s’amuser quoi qu’il arrive.

La Savoie : Vous arrivez en finale, comment avez-vous réussi à être parmi les meilleurs ?

Tous les trois : On est resté nous-même. On jouait comme on aurait pu jouer à Albertville. On n’a pas fait d’effort. On est allé comme on a fait n’importe quel match. Comme disait un des arbitres, la victoire elle est secondaire. Déjà pour nous, si on fait un bon match. On est content. On était content d’aller en demi-finale à Cavaillon, même si on avait toujours Paris dans un coin de notre tête.

Quels sont pour vous les points forts de votre équipe ?

Tous les trois : Déjà on s’entend tous bien. On ne se laisse pas en plan quand on joue. Et puis dans l’équipe, on a des sacrés numéros qui font rire, comme Samuel. Le but de l’impro, c’est de créer une histoire et que l’histoire avance avec l’autre équipe. Si tu fais rire tu as le public dans ta poche, c’est un gros point positif.

Aviez-vous déjà fait du théâtre ou de l’impro avant de vous lancer dans ce projet ?

Samuel : J’ai fait des ateliers impro au collège à partir de la 6e. Moi, ça m’a plu. L’année dernière je n’ai pas pu en faire. La professeur en 3e m’a proposé de participer au trophée et comme j’adorais l’impro, j’ai foncé.

Hugo : J’ai le même parcours que Samuel sauf que j’ai fait du théâtre classique et que je trouvais que ça tournait en rond. J’ai su par Samuel qu’il existait du théâtre d’impro, j’ai commencé. Quand on m’a proposé le trophée, un moment j’ai hésité et je me suis dit que c’était quelque chose qui n’allait pas se représenter.

Emelyne : J’ai jamais fait de théâtre. J’ai essayé en 6e et je n’ai pas été prise. En 3e, on m’a proposé de participer au trophée et je me suis dit comme Hugo que ça ne se représenterait pas. C’était à la base pour m’amuser et je me suis rendue compte que ça me plaisait.

Qu’est ce que ça vous a apporté l’impro dans votre vie quotidienne ?

Hugo : Beaucoup de répondant. J’ose plus par rapport à des situations qui vont arriver et qui n’étaient pas prévues. Aussi, quand on fait des oraux, on va être plus à l’aise.

Vous avez été entraîné par une compagnie professionnelle PDG compagnie ligue d’impro de Savoie, quelle est la leçon la plus importante qu’ils vous aient apprise ?

Samuel : Lâchez tout sur scène et ne vous prenez pas la tête. À Cavaillon, ils nous ont dit pensez que c’est votre dernière (parce que l’on est en 3e) et moi j’ai tout donné.

Pensez vous gagner cette finale ?

Samuel : On espère que l’on va gagner, mais on ne sait pas si on a nos chances parce qu’on ne connaît pas nos adversaires.

Emelyne : Si on s’amuse et qu’on se fait plaisir, on en ressortira gagnant. Moi j’avais jamais fait de théâtre avant.

Et vous allez rencontrer Djamel Debbouze, le parrain de l’opération ?

Samuel : C’est surtout François Hollande qui devrait être là. Djamel Debbouze ça impressionne, mais en même temps on a tellement envie de le voir.

Emelyne : J’aurais une grosse victoire dans mon cœur si on arrive à lui décrocher un sourire ou à le faire rire.

Virginie Pascase

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